
Quelques mois après le décès de mon vieux chien handicapé, déjà adopté d’un sauvetage, il m’a paru évident que ma deuxième adoption se ferait par une association et non pas par un élevage. Depuis plus d’un an, je donne financièrement à des associations et j’ai aussi parrainé un roumain donc je suivais régulièrement les associations.
Quand l’annonce de Leap et de ses frères et soeurs a été posté, ça a été un coup de coeur physique pour mon conjoint et moi car on ne connaît le chien dans son comportement que lors du rapatriement. Nous avons alors envoyé notre dossier, fait l’entretien par téléphone et suite à l’avis favorable, toutes les démarches ont été faites.
Je me souviens du rapatriement comme ci c’était hier : le bonheur, le stress, l’émotion. C’est un mélange de pleins de choses mais que c’était émouvant l’arrivée du camion, les aboiements des chiens. Ces âmes qui ont, pour certaines, connu l’enfer ainsi que la solitude.
Nous avons été les premiers à récupérer Leap. Ce petit corps si petit et fragile. Ce regard tétanisé.
Arrivée à la maison, elle faisait en sorte de prendre peu de place mais restait curieuse. Le soir même, elle dormait sur le fauteuil, enroulée dans un plaid. Elle a dormi après de 00h à 9h du matin. Peut-être la première nuit calme de son début de vie.
Le lendemain, c’est un chien qui se rapprochait déjà de plus en plus. Elle commençait à se lover contre moi et à dormir avec la chienne de ma mère.
Les jours d’après se sont très bien passées. Nous avons découvert une louloute câline, joueuse, chipie, curieuse et peureuse. Elle avait peur des bruits et se cachait dès qu’elle en entendait un. Au fur et à mesure des mois, elle est devenue moins peureuse. Elle a rencontré pleins de canipotes (Oona et Olive sont ses préférés, elle adore passer ses vacances avec eux). Elle a rencontré plein d’humains. Elle est propre à 90%, toujours joueuse, très câline, adore faire les bisous, est gourmande, curieuse. Elle comprend très bien : « on va réveiller ton papa ? » car elle saute sur mon conjoint qui dort, le assis, coucher, debout, tu attends, pipi, sortir… Elle est très sage et ne détruit rien en notre absence. Même chez le vétérinaire c’est un vrai ange !
Nous avons nos petites habitudes. Quand je lui dis « bisous » elle me saute dessus et m’harcèle de bisous. Quand mon réveil sonne le matin, elle monte sur le lit pour se coller contre moi en câlin. Quand je prends son harnais, elle monte sur l’escalier pour se mettre à mon niveau pour que je lui mette sans me baisser.
La seule difficulté qui subsiste, c’est l’aboiement. Elle aboie au moindre bruit dehors qu’elle entend ou quand des amis viennent a la maison, alors qu’elle les connaît. Nous travaillons dessus.
Sinon, c’est une chienne merveilleuse. Nous l’aimons extrêmement fort et avons hâte de toutes ces années devant nous.
Il n’y a aucune ombre au tableau et nous ne regrettons pas de l’avoir adoptée.
Pourquoi adopter un roumain selon nous 🫶 : Adopter un chien roumain, c’est sauver une vie de l’enfer. C’est donner une seconde chance à un chien qui a mal débuté sa vie. Ces êtres nous rendent si bien l’amour qu’on leur donne. Ils ont une reconnaissance qui se voit et se ressent au quotidien. Ils sont conscients de ce que nous faisons pour eux et c’est la plus belle chose. Les débuts ne seront pas toujours faciles suivant le chien que vous adopterez et son passif. Mais la patience apportera une relation unique. Laissez-leur le temps de vous prouver que derrière ces petits corps tremblants et ces yeux fuyants se trouvent un coeur qui ne demande qu’à vous aimer, après la confiance établie.
J’en profite pour remercier l’association Loulous Sauvés in Extremis ainsi que tous les bénévoles en France et en Roumanie pour ce qu’ils font au quotidien. Vous êtes l’espoir de ce monde 🤍